L’expérience du partage

L’association Saint-Amand-Montrond – Riobamba est heureuse de contribuer à la présentation de quelques œuvres d’Oswaldo Guayasamin grâce à sa fille Yanara, cinéaste, qui a la volonté de toujours mieux faire connaître le travail de son père. Yanara mène aussi une recherche de

prime importance sur les traces d’Isabel Godin des Odonais, entre l’Équateur et la France, au XVIIIe siècle. L’étude de Yanara s’inscrit dans la durée en rassemblant tous les documents possibles sur le couple franco-équatorien, Jean et Isabel, et en réfléchissant sur la condition féminine à travers les siècles.

Le mois de juillet est dédié à la célébration de la naissance d’Oswaldo Guayasamin qui aurait eu alors 100 ans en 2019.

C’est ainsi à plus d’un titre que cette exposition à Saint-Amand- Montrond est significative, dans le lieu même où vécut Isabel.

Guayasamin. C’est un nom qui se retient. Quatre syllabes qui portent les accents de l’Amérique du Sud. La documentation sur l’artiste est conséquente. Le personnage était charismatique. Le peintre a fait partie du quotidien des Équatoriens en tant que figure familière et emblématique du monde de la culture au XXe siècle. Il a côtoyé les artistes et intellectuels de son époque. Son héritage est considérable. Son œuvre, conséquente, prolifique, généreuse, illustre, par bien des aspects, la diversité du peuple équatorien en se nourrissant du passé chaotique que ce dernier a traversé, captant la trace d’une mémoire collective, au fil des siècles, des turbulences et des tremblements de l’histoire. Il y a dans son œuvre de la souffrance et de la beauté. Des hommages y sont rendus aux civilisations enfouies dans les siècles révolus et cependant à l’expression plastique toujours vivement prégnante. Il témoigne du sort enduré par les peuples d’Amérique latine, les peuples indigènes, les peuples transportés, les peuples maintenus sous le joug de la colonisation ou de dictatures plus récentes.

L’œuvre d’Oswaldo Guayasamin est un tout, elle couvre la palette des sentiments humains et du spectacle du monde. La fondation qu’il a décidé d’implanter à Quito et dont il a défini le contenu lui ressemble. Elle relie par- delà les siècles l’histoire des peuples d’Amérique et les objets d’art qui lui sont propres. Elle reflète l’engagement politique de l’artiste pour un monde où, peut-être, malgré de grandes épreuves, l’esprit de solidarité, de compassion et de partage aurait du sens.

OSWALDO GUAYASAMIN

De Orbe Novo Décades de Pedro Mártir de Anglería

Les Décades du Nouveau Monde de de Pedro Mártir de Anglería

L’exposition est composée principalement d’illustrations réalisées par Oswaldo Guayasamin (1919-1999) pour l’édition des Décades, – De Orbe Novo Décades de Pedro Mártir de Anglería (1457 -1526), avec, à l’origine, 17 lithographies et 40 gravures, à l’occasion du 500e anniversaire de la « Découverte de l’Amérique ».

Oswaldo Guayasamin, que l’on appelle le ¨peintre de l’Amérique latine¨ porte son regard sur une certaine mythologie et les symboles du continent sud-américain. Il a su faire revivre l’Amérique d’avant la conquête à travers la représentation de personnages, de dieux, d’objets ou de compositions. Il a aussi représenté les Espagnols conquérants et la rencontre de deux mondes. Il a, surtout, peint son peuple et ses souffrances avec beaucoup d’intensité et de force.

Prix et récompenses

1956 Grand Prix de Peinture à la IIIe Biennale Hispano Americana de Arte de Barcelone 1957 1er Prix de la Biennale de Sao Paulo. Madrid

1974 Décoration du Gouvernement de la France.

1978 Membre de l’Académie Royale des Beaux-Arts de San Fernando.

1979 Membre honoraire de l’Académie italienne des arts. 1984 Légion d’honneur du gouvernement français.

1988 Membre honoraire de l’Académie des arts et des lettres de l’Union soviétique. 1991 Décoré avec le Condor des Andes par le gouvernement de Bolivie.

1994 Médaille pour le 40e anniversaire de l’Unesco.

Doctorats Honoris Causa

Docteur honoris causa de l’Université de Quito.

Docteur honoris causa de l’Université de Sofia. Docteur honoris causa de l’Université du Chili.

Docteur honoris causa de l’Université Autonome de Santo Domingo.

Principales peintures murales

Maison de la culture de Quito. Équateur

Centre Bolívar. Caracas

Palais du gouvernement de Quito.

Paraninfo de l’Université de Guayaquil. Équateur. Aéroport de Barajas. Madrid. Espagne.

Congrès national de l’Équateur. Bâtiment du Parlement latino-américain. Siège de l’UNESCO. Paris. France.

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Lien vers l’article paru dans le Berry républicain lundi 22 juillet

https://www.leberry.fr/saint-amand-montrond-18200/actualites/des-uvres-du-peintre-equatorien-a-lhotel-de-godin_13610627/


Dans l’Echo du Berry du jeudi 19 juillet, un superbe article de Stéphanie Payssan à voir ci-dessous